Historique
 

Origines

Les origines supposées du Tai Chi Chuan (s’écrit également Taijiquan), à mi-chemin entre l’histoire et la légende, ne sont pas toujours clairement définies. Cela tient au fait que cette pratique s’est transmise pendant très longtemps de façon orale, dans le cercle restreint de familles ou de clans dans la Chine ancienne, qui en gardaient jalousement le secret.

L'origine du Tai Chi Chuan semble être attribuée à CHANG SAN FENG, ermite du XIVe siècle, qui aurait opéré une première synthèse entre des arts martiaux déjà existants, des principes de la philosophie taoïste et des préceptes de la médecine chinoise traditionnelle. Des récits, souvent teintés de légendes, racontent que Chang San Feng aurait inventé cet art martial en observant le combat d’un oiseau et d’un serpent. Les mouvements souples, circulaires et ondulatoires du serpent eurent raison des coups vifs, directs et puissants de l’oiseau. Le moine comprit alors que les mouvements circulaires et ininterrompus sont préférables aux mouvements droits et saccadés. Il se rendit aussi compte que la souplesse et la flexibilité l’emportent sur la dureté et la force, ainsi que l’avait enseigné, bien des siècles auparavant, le philosophe Lao Tseu. Il appliqua ces principes aux arts martiaux, créant ainsi le Tai Chi Chuan.

Style le plus répandu et qui doit son développement au maître YANG CHENGFU (1883 –1936). Le style YANG actuel est basé sur des positions naturelles et hautes du corps et insiste sur les points suivants :
  • Linéarité dans l’exécution;
  • Recherche du plus grand relâchement;
  • Alternance du poids sur les jambes;
  • Tandien (centre) toujours en mouvement et initiateur de celui-ci;
  • Richesse technique.
Les enchaînements de tai chi YANG peuvent être de nature et de consistance différentes : lents, très lents, avec détente totale ou avec introspection totale ou les deux à la fois (respiration associée, circulation du chi …), plus rapides, rythmés (mémorisation, mise en forme).
Style YANG
Style CHEN
Le style CHEN, largement répandu, provient du clan CHEN situé dans le village de CHEN JIAGOU, dans la province du Henan. L’un des principaux maîtres contemporains fut CHEN Fake (1887-1957), héritier de l’ancienne forme (lao jia) dite forme traditionnelle. Des formes modernes ont été extrapolées afin de rendre le contenu accessible au plus grand nombre, mais en oubliant la partie profonde, liée directement à l’application martiale. Ce style est basé sur l’accumulation de l’énergie (ou force) au niveau des hanches avec des techniques dites « spiralées ». Les points suivants seront développés :
  • Travail en profondeur des articulations;
  • Efficacité en corps à corps;
  • Dynamique corporelle.
 L’étude de cette forme de TAI CHI dynamisera le pratiquant par l’alternance du doux et du dur et par une gestuelle très agréable à exécuter et « nourrissante » à la fois.
Appelé également DA CHENG CHUAN (boxe du grand accomplissement), ce style de boxe interne fut développé par WANG XIANG ZHAI dans les années 1920-1940. Wang eut comme maître dans sa jeunesse GUO YUN SHEN, personnage incontournable dans le HSING I CHUAN. Cependant, Wang voyage et cherche à perfectionner son art comme tout expert sincère. Le système développé par Wang est de deux natures :
  • Système de santé (Yang Shen);
  • Système martial.
Le tronc commun de ces systèmes réside dans la posture, c’est-à-dire l’étude de la conduite de la pensée dans la position statique. Les postures, hautes et de faible amplitude, serviront à cultiver l’aspect santé, et les postures martiales plus basses et plus amples serviront au développement de l’aspect martial. WANG XIANG ZHAI n’a jamais souhaité développer sa conception des arts martiaux en se basant sur les enchaînements (tao lu) prédéfinis, bien que certains SHEULI soient quand même plus ou moins codifiés, mais sur la spontanéité du mouvement.
Style YI CHUAN

Le Xing yi quan est un art martial chinois connu officiellement sous la dynastie des MING (14e au 17e siècle après JC.). Il est l'un des trois grands courants des Arts Martiaux internes, avec le Pakua Chuan et le Taiji Quan. Maître GUO YUN SHEN fut l’un des meilleurs représentants de ce style. Il est considéré comme étant l'un des styles les plus puissants et les mieux adaptés au combat en Chine. Depuis longtemps, il s'est fait connaître par son efficacité. Cependant, peu d’adeptes ont étudié les véritables fondements de ce style.

Ce style peut être parfois qualifié de « dur » car, il met en action des mécanismes physiques rapides et puissants, comparables aux arts martiaux externes, mais seulement en apparence. Ceci est dû au fait qu'il a pour origine un style externe qui s'est transformé en interne au cours de son histoire.

DONG HAI CHUAN, à qui on attribue la paternité de ce style, combina la mécanique de la marche en cercle avec les arts martiaux, pour créer un nouveau style basé sur la mobilité et la capacité d'appliquer des techniques tout en restant en perpétuel mouvement. Il appela initialement son art Zhuan zhang (« la paume qui tourne »), le terme de Ba gua zhang n'apparaissant que sous la seconde génération de pratiquants.

Plus tard, il fit le rapprochement de son art avec la théorie des huit trigrammes tirée du Yi jing, le Livre des Changements, l'un des cinq classiques de la culture chinoise.

PAKUA CHUAN